Parce qu’elle a pris feu. Pas directement en fait. Sur le parking en face du travail, des gamins agités on brisé une vitre et foutu le feu à une voiture, qui était juste à côté de la mienne. On a appelé les pompiers qui n’ont pas voulu se dépêcher parce qu’ils s’étaient fait caillasser hier, ce que je peux comprendre. La police n’est venue qu’une heure après parce qu’ils sont 7, et sur deux villes, en fait j’ai même appris qu’il n’y avait pas de commissariat dans la ville où je bosse, et pourtant ce n’est pas une mini-ville de campagne!

Ma soeur m’a demandé si j’en voulais aux gamins. Franchement, nn, ils se sont laissé déborder par d’autres qui sont incontrôlables et ne pensent qu’à vandaliser. est-ce que j’en veux à ceux qui ont foutu le feu à la voiture? Non plus e fait, je crois vraiment qu’ils ont des problèmes bien plus importants que ceux qu’ils vont me provoquer, et un mal-être profond qui les pousse à détruire pour exister.

En fait, je me considère comme un dégât collatéral du mécontentement général de la crise, et surtout comme une malheureuse victime du gouvernement qui réduit les fonctionnaires, et qui fait donc que personne ne pouvait être là plus tôt pour canaliser toute cette jeunesse en pleine effervescence.

Et puis, bon, c’est que de la tôle, on va pas en faire une maladie non plus. Je préfère ça plutôt qu’une essoufflement du mouvement malgré tout en fin de compte.