12 octobre 2010

the_town_film
Je trouvais que c’était lui le plus beau, et j’étais prête à regarder n’importe quel bousin, juste parce que c’était lui. Mais tout a changé… quand j’ai rencontré mon mari? Non, quand mon mari m’a fait voir un épisode de South Park qui s’appelle très poétiquement « Comment manger avec son cul », qui raconte l’histoire de deux parents qui ont des fesses à la place du visage et qui recherchent désespérément leur fils, qui a comme eux des fesses à la place du visage, et à la fin de l’épisode on se rend compte que leur fils, c’est Ben Affleck, avec sa tête normale. Depuis quand je vois Ben Affleck, je ne me dis plus « Ah, beauté, te voial », je me dis juste que c’est vrai que ça fait bizarre cette fossette énorme sur son menton…

Alors voilà, aujourd’hui, Monsieur devait aller faire ses petites affaires dans un laboratoire parisien, parce que bon, d’accord, il a déjà fait deux spermogrammes, mais ils étaient trop rapprochés, et puis ils n’étaient pas dans LE laboratoire parfaitement homologué par l’hôpital qui nous suit, alors bon, il faut nous refaire ça pour qu’on puisse confirmer enfin que OUI MONSIEUR, votre petit zizi est tout pourri. Sauf que aujourd’hui, c’était les grèves. J’ai rien contre, j’étais même en grève moi aussi, sauf que pendant qu’on ne bosse pas, bah les cheminots ne bossent pas non plus, et donc impossible pour monsieur, le pauvre petit banlieusard, de se rendre à Paris sans rer, parce que moi en bonne gréviste, je devais quand même aller au travail m’occuper de deux trois trucs histoire de ne plus avoir à les faire quand j’y retournerai officiellement, c’est-à-dire demain (oulala, mais c’est un peu abscons ce que je dis là, mais peu importe, en vérité mon travail on s’en fout), donc j’avais besoin de la voiture. Du coup, Monsieur ira se tripoter ses petites affaires vendredi, pendant que moi j’irai aussi dans une clinique parisienne pour qu’on prenne en photo mon utérus. Autant vous dire que c’est un peu the big evenement ça, j’ai trop hâte de voir ce machin en photos, j’espère même qu’ils vont me donner un petit dvd avec tout mon intérieur en couleurs, parce que c’est pas tout le monde qui a l’occasion de se voir du dedans! Mais ça, c’est pour vendredi, et puis vous pensez bien que je me ferai un plaisir de vous raconter ça!

Mais du coup, pour aujourd’hui, c’était relâche. Je sais, c’est pas bien de se sentir en grève comme en vacances, mais avec le soleil qu’il y avait, c’était un peu ça.

Et comme Monsieur travaille jusqu’à pas d’heure, pendant ses jours de congés on essaye d’aller au cinéma, et là j’ai fais mon caprice pour aller voir The Town. Pas à cause de Ben Affleck non. Ni à cause de Selma Blair (je la trouve moche, et puis c’est quoi ce nom, Blair, on dirait Beurk). Juste parce que j’avais bien aimé la bande-annonce. Et ben The Town, j’ai trouvé ça pas mal du tout. J’ai un peu peur que ça rende moins bien en DVD qu’au ciné, mais ça bougeait vraiment bien sur grand écran, avec même une musique pas mal, et puis une intrigue sympa, haletante comme on dit. C’est l’histoire d’une bande de braqueurs de banque, sauf que le chef tombe amoureux de la directrice de l’une des banques qu’ils ont braquées. Pas marrant quoi. Parce que pendant ce temps là il continue à braquer des banques ce type, et puis personne n’est vraiment très content que ce mec sorte avec cette fille, ni ses copains d’association de malfaiteurs, ni le FBI, ni la fille elle-même quand elle découvre qui il est vraiment. Mais elle elle l’aime quand même alors c’est pas pareil.
Et puis The Town, c’est aussi un joli film qui se fonde sur la dichotomie entre la ville, mère de tous les vices, avec des plans d’ensemble toujours violents ou très rythmés du moins, et puis la nature, qui est paisible, et puis associée à la fille, donc à la vertu (enfin, la vertu des directeurs de banque, ça vaut surtout pour les films américains à mon humble avis).

On devait aller voir Ao au début. Bah je suis bien contente que ça ait capoté, parce que moi les films sur les hommes des cavernes qui ont pour seul message « mais nous sommes tous frère,s il faudrait que tous les hommes se tiennent la min et fassent une ronde autour de la terre », c’est pas trop mon délire. Enfin sauf quand c’est bien fait.

Ils sont pas mal les frères Affleck dans ce qu’ils font, parce que encore meilleur que The Town, il y avait le film de son frère, Casey Affleck, moins beau (Casey, pas le film), qui s’appelle Gone Baby Gone.

C’est moi où ils sont toujours un peu trop longs mes articles?