11 octobre 2010

jean_michel_ribes

C’est la question que Jean-Michel Ribes posait tout à l’heure à la radio, dans une émission que j’écoutais en rentrant du travail. Pour être plus précise, c’est l’animateur qui lui ressortait une phrase qu’il aurait prononcée dans l’un de ses livres; « je ne suis pas doué pour le bonheur », ce à quoi l’animateur en question a répondu « Mais qui est doué pour le bonheur? » Bah désolée pour la prétention, mais moi je me trouve douée pour ce truc, je crois vraiment que je suis douée pour le bonheur. Et je pense aussi qu’il y a des tas de gens qui n’y connaissent pas une rame en bonheur, et qui ne seront donc jamais heureux de leur vie.

Franchement, être heureux, ça tombe pas du ciel un matin où on se lèverait, et ou on ouvrirait la porte sur un monde ensoleillé où des licornes et des petits moutons volants marcheraient côte-à-côte sur des arc-en-ciel. C’est du boulot le bonheur, de se forcer à sourire aux gens jusqu’à ce que ça devienne naturel, de toujours se forcer à prendre les chose du bon côté, de rester calme devant les petits trucs qui énervent (sauf cas particuliers, je suis pas du genre à devenir folle de rage à cause de quelqu’un qui me grille la priorité par exemple). Franchement, ça me réussit plutôt bien jusqu’à maintenant.

Quand j’ai fait une grossesse biochimique [= une grossesse où l’oeuf est fécondé mais ne s’implante pas dans l’utérus], c’était la même semaine où nous avons appris que les bébés couette c’était foutu pour nous, et le jour où mon mari s’est fait je ne sais quoi au genou et que nous sommes restés jusqu’à 02H00 du matin aux urgences. La semaine de merde quoi! C’était au mois de mars dernier. Bah du coup, je me suis quand même autorisée à profiter d’une manière éhontée de la grève qui était prévue pour le lendemain, et j’ai juste fait un saut au travail pour régler deux trois choses et je suis rentrée chez moi me ressourcer (=regarder la télé et des conneries sur internet pour accuser le coup). Mais finalement, j’en ai pas fait tout un plat, parce que je me disais que si je me laissais aller, c’était tellement dur que franchement, ça allait être terrible. Alors j’ai fait comme si de rien était. Enfin, comme si de rien était, pas vraiment, en fait, j’ai juste choisi de me rendre compte que la vie continue, et que c’était comme ça, un point c’est tout. Pas la peine de s’énerver contre ce qu’on ne peut pas changer. Et au moins j’avais compris qu’être heureux c’est une lutte de chaque instant.

Et vous, vous vous trouvez doué(es) pour le bonheur?