Tout à l’heure j’étais au travail quand j’ai une copine qui m’a envoyé un mail pour me dire qu’au jourdnal de la santé il y avait un reportage sur le lien entre paracétamol et infertilité masculine. Du coup ce soir, je rentre, et ni une ni deux, je chope le replay du magasine de la santé en me disant que ça doit être ça, et là j’ai été gâtée.

Au bout de 15 minutes, ya une psy qui vient. J’adoooore les psy, on dirait qu’elles ont mangé un dictionnaire des proverbes et des dictons et qu’elles ont été formées dans un bar tellement elles sortent que des clichés. Et surtout, là, c’était LE grand cliché: l’infertilité, c’est souvent dans la tête! ah mais oui! c’est bien connu! Nous on galère parce qu’on le veut bien! Et puis surtout, la morale de cette histoire selon la j’ai envie de dire un gros gros gros mot mais comme on est sur un espace public je vais me retenir d’attaquer personnellement celle-là professionnelle qui était invitée, c’est qu’en fait on choisit son infertilité voyez-vous! Et ouais, on veut pas avoir d’enfants parce qu’on le choisit inconsciemment, on se trouve une bonne excuse quoi!

Franchement, j’en ai marre de ce discours super culpabilisant qui dit « c’est psychologique ». Ouais, ok, on veut pas d’enfants en fait, on veut juste galérer pour se faire plaindre. Dans le fond, on veut continuer de vivre notre vie de célibataires mais on n’assume pas. Alors, que ce soit vrai pour certains, ok, mais au bout d’un moment, tout psy qu’on soit, faut arrêter de faire des généralités aussi énormes!

Le nom de cette personne est Joelle Desjardins, si vous voulez lui pourrir sa page copains d’avant ou pouvoir l’entarter de ma part. Elle a même écrit un bouquin qui s’appellerait Les Verrous inconscients de la fécondité que j’achèterai jamais parce que disons le clairement, ce que dit cette bonne femme, je lui pisse à la raie, comme pour son bouquin à la con. Je n’insulte pas la dame, mais son travail, on peut avoir des divergences d’opinion non?

Et finalement je me suis rendu compte que c’était pas la bonne émission que je m’étais tapé, que elle-là m’avait juste donné l’occasion de voir cette psy avec son discours de merde, qui me donne envie de tout sauf d’aller en rencontrer une quoi qu’il arrive. Moi, mon psy, c’est mon blog.

La bonne émission, c’est donc celle-là. Elle porte en fait sur la prise de médicaments en général lors d’une grossesse, donc c’est quand même intéressant. Pour le cas du paracétamoll, le Médecin invité et beau comme un dieu ne revient pas sur le caractère potentiellement nocif du paracétamol sur le foetus, mais il modère les résultats de l’étude en expliquant qu’il s’agit d’une part d’une prise de paracétamol très importante comme ce serait fréquemment le cas dans les pays du nord de l’Europe, et pendant une durée relativement longue, et en plus qu’elle augmenterait des pathologies déjà plus développées en scandinavie que par chez nous. Finalement, je ne sais toujours pas croire, mais à la limite vous me direz, je m’en fous, ça changera pas grand chose pour nous, et si jamais je devais être enceinte, j’éviterais autant que possible les médicaments et pis c’est tout.

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