Après avoir passé la journée d’hier à vivre dans du coton et à flipper dès que je me levais, j’ai bien fini par me rendre compte que je tiendrais pas la distance comme ça pendant dix jours, et que finalement, on sait pas trop ce qui permet à ces machins-là d’avoir le bon goût de s’implanter dans ma paroi utérine ou pas. Du coup le soir, on est allé dîner chez des amis, et de toute façon on était obligés d’y aller vu que c’est cette copine qui devait me faire ma piqûre de progesterone dans le cul. Au début j’ai cru que ça lui ferait une telle vision d’horreur qu’elle en accoucherait sur le coup, et ben pas du tout en fait, elle m’a même dit qu’elle avait vu des trucs bien plus dégueu. En revanche, j’ai compris pourquoi je ne pouvais pas me faire toute seule mes piqûres en intra-musculaire. Bon, déjà, quand j’ai vu la taille de l’aiguille, ça m’a calmée, rien à voir avec les petites tiges trop mignonnes du decap ou du puregon, là, c’est une arme de guerre ce truc. Et en plus, bah ça fait super bizarre de sentir un truc pénétrer dans mon fesseps.

Donc, là, déjà, j’ai pu mettre en application les principes lus dans un article passionnant (enfin, passionnant, comme j’y vais, un article sympatoche quoi) que j’avais d’ailleur posté sur facebook et qui tombait à pique comme une merveille. J’ai presque autant rigolé que l’après-midi quand j’ai regardé le film Les Beaux gosses qui m’a lui aussi rappelé le travail quelque part…

Et aujourd’hui, il faut bien s’y remettre sérieusement. Bon, déjà, je vais reprendre le travail après neuf jours d’interruption. Autant que les vacances de la Toussaints presque et si j’étais une vraie fonctionnaire je vous ferait remarquer que d’ailleurs quand je vais reprendre il me restera que trois semaines avant les vacances d’hiver et que ça, ça n’a pas de prix, donc la reprise va être pentue. J’aime bien pentu comme adjectif, on va essayer de le remettre à la mode ok? Tout ça pour dire que du coup, va falloir m’y remettre, histoire de pas arriver la bouche en coeur et complètement à la ramasse, pour pas rendre les choses encore plus dures qu’elles le seront de toute façon (vu que reprendre un samedi, c’est absolument dégueulasse. Ouais je me plains et pis c’est tout).

Ensuite, je reprends une vie sociale et je me mêle à mes semblables: ma soeur vient déjeuner ce midi, je vais même me la donner à mort et faire à déjeuner avec mes petits doigts boudinés. Et puis oh, au pire, y a une pizzeria pas loin, on va pas se faire chier non plus.

Et enfin, je vais prendre l’habitude de mettre monsieur Faithful à contribution. De toute façon, il aime bien. Non je ne dis pas ça uniquement parce que je suis une sorte de tyran qui se fout des sentiments des gens! Mais sérieux (si si, ça m’arrive même à moi), je crois que monsieur est content d’être aux pets soins pour moi, et de me recommander de descendre doucement les escaliers, et de faire attention à pas prendre les dos d’âne comme un bâtard quand il conduit. Je pense que c’est sa façon à liu de participer à la réussite du projet. Comme moi quand je me prive de coca light parce que sur France inter ils ont dit que l’aspartame était probablement abortif (alors qu’au fond de moi, je crois que c’est encore des branleurs qui ont sorti cette théorie à la con, je connais des tas de femme enceinte pour mon malheur, et entre celles qui fument à mort, qui boivent, et celles qui sont devenues des droguées du coca light, j’en connais aucune qui a eu d’enfant prématuré. Un peu raté pour une ou deux, ok, mais raté à terme). Donc monsieur Faithful est content que je lui demande de passer l’aspirateur, la serpillère et d’étendre le linge. Enfin ça, c’est sur le papier. Il me dit avec un grand sourire qu’il le fera… demain. Tous les jours.

Bon, je continue quand même à flipper dès que je vais faire pipi que ce soit la fin des haricots, et le matin je prend un petit-dej de spécial K+yaourt au müesli+café au lait en espérant que ce soit bien laxatif. Dans ma panique de pousser pour faire caca, j’ai même penser à renouer avec ce qui est pour moi le moyen le plus radical, voire instantané le matin pour aller chier un parpaing: le café-clope. Mais vous comprendrez très bien pourquoi je ne l’ai pas fait.

Vous avez vu cte classe? Je descends les escaliers sans peur maintenant! Demain je pourrai peut-être même les monter!

Allez, comme qui dirait, Vienne la nuit sonne l’heure les jours s’en vont je demeure et on tient le bon bout!

Rendez-vous sur Hellocoton !