Aujourd’hui, on peut officiellement dire qu’on a plus attendu que ce qui reste à attendre.

 

Aujourd’hui, je me suis mise à vraiment compter à combien de DPO j’étais en me demandant si je pouvais faire un test de grossesse. Mais j’en ferai pas de toute façon, c’est hors de question, c’est pas suffisamment fiable.

 

Aujourd’hui, j’ai douté, etpuis j’ai regretté d’avoir douté.

 

Dimanche j’ai eu ma soeur au téléphone. Faut dire qu’après une fausse alerte la semaine dernière où elle a cru qu’elle était enceinte, elle s’est dit que maintenant, elle attendrait jusqu’à juin pour que ses enfants ne soient pas de la même période de l’année. Ouais pourquoi pas. Moi des enfants même le même jour j’en ai rien à foutre, ils avaient qu’à pas faire chier et venir d’eux-même.

Faut savoir que ma soeur, c’est un peu comme un prolongement de moi-même qui aurait mauvais caractère. On est pareilles, et en même temps on a rien à voir l’une avec l’autre. Je dirais pas que c’est ma meilleure amie, parce que c’est ma soeur, et que pour moi, c’est juste incomparable. Quand on me dit de garder un secret, pour moi ça veut dre: « Tu peux le dire à personne sauf à ta soeur ». Bon, de toute façon j’ai vachement de mal à garder les secrets, mais j’essaye vraiment de prendre sur moi. Mais du coup, pour la FIV, elle sait tout, quand je pouvais pas être jointe pour qu’onme donne les résultats de mes examens, c’est ma soeur que l’hôpital appelait, c’est pour vous dire.

Ma soeur, c’est aussi celle qui m’a dit il y a pas si longtemps: « La seule chose qui pourrait me faire plus plaisir que de tomber enceinte, c’est que toi tu le sois. » Comme quoi elle est sympa ma soeur quand même. Et là, elle est à fond avec moi. A mort même. Elle ose pas trop se réjouir et se projeter parce qu’elle apeur qu’après je sois déçue, mais des fois, elle aussi, c’est plus fort qu’elle.

Du coup, la denrière fois au téléphone, elle était en train de me dire:

En fait, bon, dans le documentaire, ils disent que t’as 50% de chance ue ça marche si t’es un bon cas, bon, t’es un bon cas on va dire, mais comme on n’est pas sûre, on va dire 40, donc t’as 40% que ça marche, que je multiplie par deux parce que tu as deux embryons, donc ça fait 80, mais comme 80% ça fait beaucoup, on va dire que t’as 60, non 70% de chance. Tu te rends compte? 70%, c’est super!

 

Ma soeur, c’est une putain de caution scientifique, c’est moi qui vous le dit, je sais pas pourquoi elle est pas médecin, ou biologiste, parce que franchement, c’est clair que son estimation tout à fait cartésienne, pragmatique et o combien médicale de la situation, bah elle remonte plutôt le moral!

 

Bon, dans la vraie vie, environ 15% des embryons finissent en bébé lors d’un transfert. Oui, c’est une moyenne, il y a des cas pour lesquels c’est plus, d’autres pour lesquels c’est moins, et c’est impossible de savoir où je me situe. Bon, j’en ai deux, c’est déjà ça. Pas de première qualité. Moi tout ça je m’en fous, parce que même comme ça, on n’a jamais eu plus de chance de pouvoir avoir un bébé qu’aujourd’hui, vu que d’habitude on est plutôt proches de zéro.

D’une manière générale, j’essaye d’occulter l’échec et de me dire que ça ne peut pas arriver. Bon, je sais bien que c’est pas le cas au fond de moi, mais en out cas, c’est ma technique bien pourrie qui a fonctionné et qui m’a permis d’être détendue toute la semaine (bon, sauf hier, mais hier c’était particulier), et être détendue, c’est la meilleure façon de mettre autnt de chances de mon côté que possible. J’en ai rien à foutre, je continue de parler à mes embryons dans la voiture, et puis je me dis que là, soit ils sont logés pour un moment soit ils sont déjà partis.

En tout cas je comprends ce que voulait dire Vivi quand elle disait qu’il y a des jours où l’on se sent vide.

 

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