Moi, je crois ni au dieu, ni au diable ni au moine bourru.
Mais là, qu’est-ce que vous voulez, c’est humain, je commence à avoir des flatulences liquides (hhhhummmmmm! quelle image charmante!) Et qu’est-ce qu’on fait quand on flippe et qu’on espère en même temps? Bah on se met à croire que si on a bien mis tous les jours son collier avec l’hirondelle, ça va marcher, que si on a bien mis sur son blog une image avec une bougie (ou avec du feu, ou avec des gens en train de faire du feu… Vous aviez remarqué? Aaaaahhhh les boulets!!!!!) ça v porter bonheur, et on prie tous nos ancêtres et le petit Jésus avec son pagne (nan, pour le petit Jésus je déconne, j’en suis pas là encore).
Et du coup, on fait une liste des détails qui prouvent que la chance a tournée, et qu’elle est reviendue maintenant, c’est fini la loose.

Numéro 5: L’arrêt maladie pour le transfert est admirablement bien tombé, puisque je me suis retrouvée avec presque dix jours de vacances du coup. Trop la chance.

Numéro 4: Je voulais deux embryons, on m’en avait promis qu’un seul. Et finalement, on m’en a foutu deux, sans que j’aie rien à demander, juste comme ça, allez hop madame Faitfhul, c’est pas des embryons 20/20 (je m’en fous, toute façon la perfection, par chez nous, ce qu’on en pense…) alors on vous en met deux. Yeah!

Numéro 3: Je cherchais une excuse pour pas prendre l’apéro chez ma mère hier (oui, d’habitude, à l’apéro, je me jette sur le champagne, quand je refuse un verre, tout le monde trouve ça archi-suspect. Je m’en fous de l’idée que vous vous faites de ma moralité.) Et hier: bam: un putain de rhume qui a failli me tuer (non, je ne veux pas qu’on se moque de moi, j’ai pas l’habitude d’être malade, c’est tout) et qui justifiait tout à lui tout seul.

Numéro 2: La date de la prise de sang, c’est la date du terme de ma copine qui a accouché. C’est pas un putain de signe ça?

Numéro 1: Je croyais que la date de la prise de sang tombait un jour merdique, en fait elle tombe trop bien: le seul jour de la semaine où je commence à 09h25, comme ça j’aurais pas à me lever à l’aube pour aller faire ma prise de sang, et je finis une heure plus tôt, mais à 16h10 quand même, comme ça j’aurais pas à passer du temps chez moi à vomir mes tripes d’angoisse (oui, parce que sachez que je rédige ce billet deux jours à l’avance, mais que rien que de penser que la prise de sang se rapproche, ça me fout la gerbe. Bravo l’esprit zen et détendu quoi!)

Allez, c’est la dernière ligne droite, plus que quelques heures! On a eu tellement de chance jusque là, y a pas de raison que ça s’arrête maintenant? Pas vrai? Bon, demain la loose internationale si en fait tout s’arrête, mais advienne que pourra.