Oh putain! Une femme enceinte sur mon blog! Et c'est même pas moi! Mais je suis tellement ouverte d'esprit que je me surprends moi-même!

Bon, déjà, Nathalie Portman est enceinte, et ça ça commence à me sortir par le cul. Après l’avoir vu pendant des semaines en une de hellocoton et en une de yahoo actualité avec son gros ventre moulé dans plein de robes très chères, il faudrait encore me la cogner au cinéma? Ensuite, le père de Nathalie Portman est… gynecologue spécialisé en problème d’infertilité. Le père de Nathalie Portman est comme mon Dr Funky de l’hôpital de Sèvres. Putain. Autant vous dire que regarder un film avec elle, pour moi, c’est comme me faire crier à la gueule pendant au moins une heure et demi « Ahahahahahah! c’est dur pour toi d’avoir des enfants hein? tu souffres hein? tu souffres dis? » Mouais. Super soirée quoi.

Mais voilà, Black Swan, tout le monde en fait tout un pataquès. En plus c’est sponsorisé par France inter, et comme c’est ma radio fétiche (la voix de mon maître devrais-je même dire), j’ai été un peu lobotomisée avec ce film toute la semaine.

Et puis la semaine dernière, avec monsieur Faithful, on s’est bougé le cul, et on est allés voir Le Discours d’un roi qui est vachement bien. On s’est remotivés pour le cinéma du coup. Et ce soir on a pris sur nous et on est allés voir Black Swan. Au moins histoire de savoir pourquoi tout le monde nous harcèle avec ce film.

Bah première constatation: vous avez vu Requiem for a dream? Vous avez-vu The Wrestler? On retrouve un peu des deux. Le film nous fait perdre nos repères comme Requiem for a dream (qui m’avait déjà pas transcendé disons-le haut et fort), et la fin un peu archi cliché, c’est comme celle de The Wrestler (Oh, ça va, c’est pas un spoil, qui a vu ce film parmi vous?)

C’est beau, hien, je dis pas. Nathalie Portman est excellente dedans. J’aime bien en plus la musique du Lac des Cygnes, un peu comme tout le monde vous me direz. Mais ça sert à quoi en fin de compte? Non parce que sérieux, moi je veux bien être gentille, toussa toussa, mais si y a bien un truc qui me pompe l’air en ce moment pour rester poli, c’est bien les gens qui se bouffent le cerveau pour des conneries. Et oui, j’en ai rien à foutre d’à quel point oh mon dieu, la danse est tellement importante pour cette jeune fille traumatisée par sa mère chelou et psychologiquement fragile. Rien à foutre. C’est de l’air ça, c’est pas un vrai problème. De toute façon c’est moi qui juge ce qui vaut la peine de se torturer ou non.

Donc voilà. Encore un film sur un artiste torturé. Oulala, comme je me sens remuée. Je ne m’y attendais pas du tout. En plus l’artiste qui souffre autant physiquement que mentalement et qui s’accompli jusqu’à la folie dans son art, c’est pas du tout un cliché.

Bon, faut dire que moi, dans tous les films de ce monsieur au nom imprononçable que j’ai vus, il n’y en a qu’un qui trouve véritablement grâce à mes yeux, et que je trouve magnifique (quoiqu’un peu incompréhensible, mais je m’en bats, chuis con et prétentieuse, j’apprécie la beauté même des choses que je ne comprends pas entièrement), c’est The Foutain. Celui-là il est super beau, poétique, magnifique.

Mais Black Swan, sérieux, il n’y avait A MON SENS pas de quoi faire autant de tralala. Pas de regrets, mais bon, ça rime à quoi? Ah si, il y a des scènes de tripotages entre meufs. J’ai dit à monsieur Faithful en sortant: « T’as kiffé hein, quand elle se touche et tout et tout? Il t’as plu le film hein? » Réponse de l’intéressé:
– Nan, moi j’ai trouvé que ça allait trop loin et que c’était trop vulgaire. Franchement, ça m’a pas plu. Nan je rigole, c’était le meilleur moment.

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