Nous sommes toujours les mêmes, tous les deux, en galère, à n’avoir plus que quelques options possibles pour récupérer un foutu gamin qui fait son caprice pour venir.

J’ai encore rendez-vous lundi matin pour ma prise de sang et mon échographie de contrôle de blocage.

Il me reste des capsules de decapeptyl, des seringues, des aiguilles de la dernière fois.

Et en même temps, tout semble différent.

J’ai pas le feu au cul pour aller à la pharmacie et avoir mon traitement pour commencer.

J’ai oublié de faire mon prélèvement vaginal (classe), parce que je croyais que j’avais le temps. En fait j’ai pas tellement vu le temps passer entre les deux tentatives. Mais la secrétaire mal baisée qui m’a prise de haut parce qu’elle n’avait pas tous les documents apparemment si. Du coup, je commence le traitement aujourd’hui, mais si on découvre un truc suspect, fini la FIV. Le stress quoi.

On n’y va pas la fleur au fusil. Enfin pour monsieur je sais pas. Mais pas pour moi. Maintenant, on connaît l’échec, alors je vais pas vous mentir, c’est difficile d’être aussi optimiste que la dernière fois. C’est difficile de se dire qu’on ne peut que gagner quelque chose. Et puis je veux pas vous mettre la pression, mais si cette fois ça rate, ce sera la grosse loose, depression, toussa toussa! Ca voudra dire qu’on a perdu 50% de chances d’avoir un enfant par ce biais, et que notre espoir fond comme neige au soleil. Sérieux, si là ça ne fonctionne pas, je serai à ramasser à la petite cuillère, et j’essayerai pas de faire la fille qui essaye ‘être de bonne humeur quand même entre deux sanglots. Si ça fonctionne pas là, ça va chialer sec!

Du coup, nous y voilà, à la FIV2, où j’espérais naïvement à Noël dernier que nous ne serions jamais rendu. J’y crois, et en même temps je refuse de me projeter. Je refuse de m’imaginer enceinte. Je refuse de me demander comment je serai cet été, comment je serai cet hiver. Je ne suis pas morte d’angoisse, mais je ne peux pas m’empêcher de penser que non, rien n’oblige le bordel à fonctionner cette fois-ci plus que l’autre. Et d’un autre côté, on a nos marques dans le circuit maintenant, on n’y va pas à l’aveugle en découvrant tout au fur et à mesure que ça nous arrive. Alors on verra.

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