Remerciez moi, j’ai encore compulsé wikipedia (même pas en, fait) pour satisfaire votre soif de culture (que ceux qui décideront d’arrêter de lire l’article ici soient maudits sur plusieurs générations, que leurs blés se fanent en herbe, que leurs vaches cessent de peupler leurs étables et que leur connexion internet se mette à bugger sans raison). Et ouais, c’est ça d’avoir le temps de préparer ses articles à l’avance.

Alors voilà la chanson of the day:

Bon, j’ai pas dit que j’aimais le clip hein.

Alors bon, cette histoire d’Irlandais et de pendus, ça me rappelle juste un livre achement bien que j’ai lu (c’était il y a longtemps, quand je lisais des livres), un livre qu’il a même été adapté en film, et qu’il s’appelle Les Cendres d’Angela de Frank Mccourt. C’est un mec qui revient sur son enfance pauvre et misérable en Irlande. Ouais, dit comme ça le pitch fait pas rêver. N’empêche que c’est vachement bien, parce que c’est raconté du point de vue du gamin, sauf que le gamin, il pense pas à se dire « Oh mon dieu, comme ma vie d’Irlandais pauvre des années 30 est misérable, comme je suis malheureux, comme je voudrais passer dans Confessions intimes pour crier ma beauferie à la terre entière », point du tout. Il raconte ses trucs de gamin quoi.

Et un des trucs récurrents dans l’oeuvre (qui n’est ni tout à fait un roman, ni tout à fait une autobiographie), c’est son père qui part boire l’argent du ménage (un Irlandais des années 30 quoi) et qui rentre complètement beurré en pleine nuit. Et alors là, il est rigolo le père, il lève ses gamins, et il leur fait chanter des chansons sur l’indépendance et la résistance irlandaise. Les enfants et la mère trouvent ça fun la première fois, après ils pensent que c’est plutôt relou en fin de compte. Y en a une qui s’appelle « La route de Rasheen », et comme toutes les chanson du père parlent de types qui ont été pendus pour la gloire de l’Irlande, j’imagine qu’elles doivent ressembler à celle-là.

Sinon, cette chanson elle me fait bien penser aussi à François Villon (non, François Villon n’a jamais été premier ministre, ne posez même pas la question), et à la « Ballade des pendus« . En plus, les puristes vont me dire « En mais, ça s’écrit pas pareil, en plus c’est un anachronisme! » Mais j’en ai rien à foutre: je peux pas m’empêcher de penser que si on enlève un « l » à « ballade », on se retrouve avec une sorte de « promenade des pendus », comme ceux qui sont sur la route dans cette chanson.

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