Ouais je sais, j’ai pas posté hier, j’étais pas chez moi. Le mari me fera un mot si vous voulez.

Le matin, quand je vais au travail, je me donne bonne conscience: j’écoute france inter dans la voiture. Tout le temps, quelle que soit l’émission, même les trucs sur l’économie, toussa, auxquels je comprends pas grand chose. Comme quoi je dois vraiment avoir mauvaise conscience de passer ma vie à glander sur le net, ou à bouffer comme un porc, ou à dormir comme une grosse feignasse. Et ouais, on connaît pas la mesure par ici.

Ce matin, j’entends que ces gens de france inter, se sont mis très bien à l’approche de l’été: ils sont allés installer leur studio à la réunion. Du coup, ils parlent de trucs du cru, normal quoi.

Et là, mon quart d’heure de poésie de la journée. Enfin mes cinq minutes en tout cas: j’apprends que la vanille est une orchidée (bon, ça je le savais déjà en fait), qui a été importée du Mexique. Sauf qu’au Mexique, ils ont une petite abeille qui s’occupent de la pollinisation, qui permet de faire des gousses de vanille. Donc en France, les gens étaient comme des cons avec leurs vanilles qui faisaient des belles fleurs, et qu’ils faisaient des « Waouh! comment qu’elle est aussi belle qu’inutile cette fleur-là! » en la regardant. Sauf qu’un jour, un jeune réunionnais qui s’appelait Edmond Albius a réussi à réaliser la fécondation de la fleur (il avait douze ans, ça devait être un peu le film porno de l’époque pour lui, mais il nous a rendu un grand service n’empêche, c’est bon la vanille).

Pour féconder la vanille, on se sert d’une aiguille qui permet de faire se rejoindre les organes de la reproduction. Et NEUF MOIS plus tard (je vous jure, ils l’ont dit à la radio, c’est pas des blagues!)  on a une gousse de vanille. Et les femmes qui s’occupent d’ordinaire de ce travail à la réunion s’appellent parait-il des marieuses, ce qui est un très joli nom.

La fécondation de la vanille, c’est l’AMP des fleurs. Monsieur Faithful et moi, on est une très belle fleur de vanille qui attend qu’on vienne rassembler nos organes génitaux qu’on vienne trouver le moyen de faire se rencontrer nos cellules reproductrices, voilà tout.

Monsieur et madame Faithful et leurs enfants