Autrefois, le moindre apéro que je faisais ressemblait à ça:

Ouais, j’aime bien l’alcool, et puis j’ai un peu de mal à doser on va dire. Je sais pas trop comment on reconnait le moment de dire c’est bon, j’ai ma dose. Bon et puis on m’annonçait des grossesses les gens, fallait bien que je trouve quelque chose pour oublier merde.

Du coup je pensais que ce serait dur d’arrêter de boire pour moi. Genre ça m’inquiétait. Genre j’ai déjà fait le test sur alcool info service pour savoir si j’étais alcoolique ou pas. Bon en fait ça va parait-il.

Bah figurez-vous qu’en fait, c’est super facile. Bon déjà parce que le vin me dégoûte, l’odeur des autres alcool me parait écœurante, à part le champagne, mais je ressens pas un besoin irrépressible de le laper quand il y en a. Donc ça ne me pose aucun problème de rentrer de soirée avec les espris clairs, de ne pas passer tout mon dimanche à regretter les conneries que j’ai pu dire. J’ai réussi à vaincre cette légende que je m’étais créée qui disait que j’étais plus spirituel quand j’avais bu (Mwahahahaahahahaha! Croyez-moi, cette légende est complètement fausse!) bon, j’ai quand même la gerbe quand je me réveille le lendemain, mais rien à voir, je le vis très bien là.

SAUF QUE:

Au moins une nuit sur deux, je rêve que je bois. Des trucs que je bois jamais en plus même des fois. Genre je rêve que je bois une bière. Ou alors un verre de rouge. Ou alors une gorgée de champagne. Et après je suis culpabilité, je me dis que ça y est, j’ai bourr la gueule du pauvre bébé décongelé qui va me faire un syndrome de l’alcoolisme foetale, et que genre je suis trop une alcoolique qui sait pas se retenir alors que franchement, c’est quand même pas la mort, et que putain, je m suis quand même pas fait chier pendant trois ans pour tout niquer avec une gorgée de vodka!

Ma double vie actuelle est donc zen et sobre le jour, obsédée par l’alcool la nuit. J’attends le moment où je vais me mettre à rêver que je fume des joints et à sniffer des rails de coke.

faithfullyyours, version nuit