Le mardi souvent, c’est haptonomie. J’aime bien, je suis super contente d’avoir choisi cette préparation à l’acouchement. Enfin, à l’accouchement, façon de parler, puisque j’ai du mal à croire que je vais accoucher à un moment, je pense que c’est plutôt une grosse blague et qu’un jour je vais maigrir tout d’un coup et qu’on ira chercher un bébé de derrière les fagots en faisant croire qu’il est sorti d’entre mes cuisses.

Mon haptothérapeute, je la trouve super chouette. Elle est juste hippie comme il faut. Elle me dit pas trop de trucs complétements barrés et ésotériques, la plupart du temps je comprends bien où elle veut en venir (et des fois je comprends que dalle, je la vois faire des trucs avec ses mains sur mon ventre, je pige rien, mais ça marche, alors j’en demande pas plus). Et pourtant, il y a quand même des moments gênants.

Ce moment gênant où le mari a fait une blague super pourrei qui fout la honte et où je lui ai balancé devant le docteur « Nan mais t’es vraiment con toi ».

Ce moment gênant où elle a demandé au mari de s’allonger sur le ventre sur le divan, et où elle a baissé son zlip jusqu’à ec qu’apparaisse sa magnifique raie du cul.

Et surtout ce moment gênant où elle m’a demandé de venir m’assoir sur ses genoux. Putain. Je peux montrer ma chatte sans pitié ni pudeur à tous les docteurs de France et d’Europe, mais là c’est un peu trop pour moi. « Fesse-fouillie, qu’elle m’a dit (parce qu’on s’appelle par nos petits noms chez elle, on est comme chez une maman, sauf qu’on se prend pas de réflexions dans la gueule) est-ce que vous voulez bien venir vous assoir sur mon ventre que je vous montre un exercice? » Là honnêtement, j’ai regardé sa silhouette toute fluette, j’ai pensé à mes 65kg, et je lui ai dit « Je vais vous compresser madame ». Elle m’a répondu « Vous en faites pas, j’en est porté des bien plus grands que vous, même des jumeaux. » Bon bon. Et voila.

L’haptothérapeute est toujours vivante, mais j’ai dû laisser une partie de ma dignité agoniser quelque part dans son cabinet.