Les embryons c’est des beaux enculés: ils ont toujours trouvé que la cuvette des chuiottes étaient plus accueillante que mon utérus quatre étoiles. Enfin presque toujours.

Chers amis, il y a un an, un embryon nommé Zed a décidé que c’était assez chouette là dedans. Chers amis, ledit Zed a accepté d’être logé in utéro pendant presque neuf mois tout ronds. Chers amis ledit Zed a suffisamment grandit pour être en mesure de me faire caca dessus (oui cette scène horrible a effectivement eu lieu un soir d’été devant un public choisit: ma belle-soeur et ses amis). Mais j’imagine que c’était le prix à payer pour avoir le bonheur de pouvoir le sentir peser contre mon coeur quand il s’endort sur mon ventre (c’est-à-dire presque tout le temps. Ouais je comprends pas pourquoi tous les autres enfants s’endorment dans leur transat, ou dans leur lit, le mien est scotché à moi. Mais dans le fond j’aime bien.) C’est finalement un prix assez léger.

C’est drôle, parce que la Journaliste it pink and green a écrit un joli truc sur à peu près le même sujet il y a quelques jours.

Un an de Zed dans ma vie. Non, pas dans ma vie, puisqu’il y avait déjà bien longtemps que j’aimais ces quatre petites cellules d’espoir au fond de leur congélateur.

Un an de Zed dans mon ventre. Ou sur mon ventre.

Pas un jour sans que je le regarde en me disant qu’il était quatre petites cellules que j’aimais déjà. Et comme c’est bizarre de penser à son compagnon, et de s’empêcher de les appeler « son petit frère ». (Ouais, je serai pas étonnée en pensant comme ça que mon fils me parle un jour de son frère imaginaire ou de je ne sais quoi d’un peu freaky).

Un an déjà. Un an seulement. Et tellement d’années encore à nous deux, et aux autres qui viendront. Et c’est fou comme j’avais perdu espoir et comme aujourd’hui tout me parait possible.

Je voulais faire un billet drôle, je vous jure, j’ai été rattrapée par la niaiserie du calendrier. Un an putain. Ca me parait hier. Ca me parait tellement loin.