I. vient me voir à la fin du cours, ce qui est étonnant parce que j’ai passé deux heures à le pourrir en gros. Il me dit « Madame? Madame? Madame? J’ai donné mes poèmes à la fille là ça y est… »

– Ah oui c’est dommage I., tu aurais dû les garder j’aurais bien voulu les voir…

– Non mais madame, je m’en souviens par coeur de ce que je lui ai dit, vous voulez que je vous dise? Moi je veux pas vous dire y a les filles là qui sortent pas SORTEZ LES FILLES madame dites aux filles de sortir SORTEZ ALLEZ JE DIS PAS SI VOUS ETES LA…

– Elles sont en train de ranger leurs affaire I., dis moi c’es rien je t’écoute.

– Alors j’ai écris « Je voulais t’offrir des roses » SORTEZ LES FILLES MADAME ELLES ECOUTENT ELLES VONT SE MOQUER…

– Mais non, I., elles vont rien dire elles sont gentilles, vas-y continue…

– J’ai écrit « Je voulais t’offrir des roses mais elles seraient jalouses » ALLEZ PARTEZ MAiNTENANT LES FILLES

– Ah oui c’est bien…

– J’ai écrit aussi « Si l’amour est un rêve je veux m’endormir, si l’amour est un crime fais de moi ta victime »

– C’est vraiment joli I., et ça lui a plu à la fille?

– Je sais pas madame je lui ai donné et là j’attends qu’elle me les rend…

– Mais je comprends pas, tu lui avais pas donné ces poèmes?

– NAN MAIS, CA VA PAS OUAIS APRES ELLE ME LES REND JE VAIS PAS LUI DONNER MES POEMES A ELLE.

L’amour est enfant de n’importe quoi des fois vous savez.