Pendant longtemps dans ma tête il y avait régulièrement toutes les dates des enfants que je n’avais pas eus qui revenaient et qui marquaient l’année, celui que j’aurais pu avoir si j’étais tombée enceinte quand j’ai arrêté la pilule, celui que j’aurais pu avoir si je n’avais pas fait une grossesse biochimique, celui que j’aurais pu avoir si ma première fiv avait fonctionné.

 

Ce blog qui se trouve rangé sous l’url « Un jour mon bébé viendra » depuis qu’il existe quasiment, je me rends compte maintenant seulement à quel point c’est faux. Il n’est pas venu, il m’attendait juste quelque part et c’est moi qui suis allée jusqu’à lui.

Maintenant, les seule dates qui continuent de jalonner l’année, ce sont celles qui marque encore des étapes du chemin qui m’a mené vers celui que j’ai toujours attendu. Arrêter la pilule, essayer et attendre, c’était probablement écrit, et je suis contente maintenant de penser aux dates de premières piqûres, de ponctions, de transferts qui m’ont donné l’immense chance d’être en la possession de la plus grande terreur des bacs à sable de tout le Sud parisien d’un enfant beau comme le jour et surdoué (en toute objectivité évidemment).

Il m’est difficile d’oublier que le 24 décembre 2010, je recevais la première piqûre de traitement de stimulation de ma vie. Traitement qui n’a pas abouti, pas cette fois-là, mais puis-je en vouloir à la vie puisque c’était une étape nécessaire pour que j’ai mon bébé, ce lui-ci, et pas un autre? 

 

Joyeux Noël les gens.